Faire la paix pour l’avoir

femme couchée dans l'herbeDe nos défauts petits ou grands, de nos complexes importants ou futiles, comment nous en dépêtrer, nous en délester ? Avez-vous noté comme un contrat avec soi-même est réduit à néant la plupart du temps ? Un contrat avec un tiers peut être parfois plus efficace, mais qu’en est-il sur la durée ? Vous connaissez l’adage : chassez le naturel… Au galop qu’il revient !

De mon expérience personnelle et de thérapeute, j’ai compris qu’aucun changement ne peut se produire tant que la problématique n’est pas explicitement définie. Tant que le regard sur soi n’est pas posé de façon pleinement objective. Ce regard clairement réfléchi, implique alors l’acceptation de notre imperfection.

En effet, nous ne pouvons résoudre une quelconque difficulté sans en considérer sa pleine acceptation, c’est-à-dire d’en avoir fait le diagnostic précis. Soyons simples : votre voiture en panne d’essence ne reprendra pas sa route tant vous ne lui avez pas rempli le réservoir, ce qui implique préalablement à cette démarche le diagnostic du réservoir vide. Mon exemple vous paraîtra élémentaire ? Et pourtant !

Je ne peux régler une difficulté tant que je lutte contre celle-ci. La clef du changement est de ne pas agir contre soi mais pour et avec soi. Si je suis ignorant en telle matière, il va d’abord falloir reconnaître mon ignorance, l’accepter et ensuite trouver les moyens et l’énergie d’y remédier. La personne dépendante à telle substance ne pourra s’en défaire tant qu’elle n’a pas reconnu pleinement et clairement sa dépendance, avec toutes les conséquences associées.

Oui, bien souvent nous usons d’une part de déni en quelque sorte face à nos « misères ». Nous nous en plaignons, nous en débattons et nous en flagellons mais sommes-nous réellement honnêtes avec nous-même face à la définition et à l’ampleur de notre problématique ?

Prenons ici la question de la silhouette, de la forme, des formes. Il nous faut accepter et pouvoir poser sur nous-même un regard plutôt réel pour que quelque chose puisse vraiment opérer. Tout comme une personne en IMC* dans la norme peut se trouver hors norme et difforme, une personne en réel surpoids peut refuser de se voir ou se vivre comme tel. Pour cette dernière, le déni l’aide à accepter la réalité mais l’empêche pourtant de prendre soin d’elle ; pour la première, il peut être utile de se demander quel mécontentement se cache réellement derrière l’image irréelle.

Je me souviens de quelques cas isolés de personnes qui avaient pu entamer un processus d’amincissement très sérieusement, une fois pour toutes. Lorsque je demandais quel avait été le déclic, je m’entendais dire : « un jour je me suis vue en photo et j’ai réalisé ». Ce constat devient très explicite et démontre mon propos de ce jour. Le rapport d’honnêteté avec soi-même est la condition première pour qu’émane un changement.

Ce rapport d’honnêteté implique l’acceptation de soi, dans ses compétences et incompétences.

Pour nous accepter au quotidien, faisons la paix avec nous-même, pour espérer la résolution de nos frustrations et pour vivre en paix notre quotidien.

*IMC = Indice de Masse Corporelle : IMC = Poids/Taille; le poids idéal se situe entre 20 et 25

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